
L’action se passe dans l’empire byzantin en 832. Léon, protospathaire (premier porte-glaive) de l’empereur Théophile, est envoyé à Césarée, aux limites de l’empire, pour négocier la paix avec le calife de Bagdad. A peine est-il arrivé sur place que la fille du juge local est enlevée, violée et assassinée. On découvre alors que trois autres jeunes filles ont disparu dans les mois précédents mais comme elles étaient d’origine modeste le juge n’a pas donné suite… Léon décide de mener l’enquête.
Ce roman policier intelligent a été un régal pour moi. J’en ai apprécié le style, l’ambiance et les personnages. L’ambiance est celle d’une ville à la frontière de deux mondes où les cultures byzantine et arabe se mélangent. Dans le formalisme es titres hiérarchiques innombrables, dans les relations entre les personnages, je retrouve un peu la même atmosphère que dans les aventures d’Artem le boyard. Si nous ne sommes pas tout à fait à la même époque, il s’agit d’une culture de même origine grecque.
Ce qui me frappe chez les personnages c’est la jeunesse de nombre d’entre eux. Le secrétaire de Léon a 16 ans, les officiers de sa garde la vingtaine. Quant à notre héros, il surprend son entourage pour être célibataire et sans enfant à 32 ans. Il paraît évident que maintenant, c’est trop tard pour lui.
Le roman est suivi d’une postface de l’auteur qui présente le cadre historique et ses sources. C’est intéressant et confirme qu’on a affaire à un érudit, ce dont je m’étais déjà doutée en lisant le livre.