Un week-end à Rome, la semaine dernière, pour y visiter la villa Médicis où un mien ancêtre fut prix de Rome.
Il en a peint cette aquarelle :
Un tour au Colisée, au Palatin et au forum. C’est là qu’on voit vraiment que cette ville fut maîtresse du monde. C’était bien mais rapide. Il faudra y revenir avec plus de temps.
Me voici de retour de vacances. Je suis notamment allée camper deux semaines en famille en Allemagne, dans l’est du pays. Nous avons d’abord été dans la Suisse Saxonne qui est la version allemande du Paradis Tchèque où nous étions l’an dernier. Cette région se trouve à la frontière de la République Tchèque, au sud-est de Dresde. C’est touristique depuis la fin du 19° siècle. J’aime beaucoup ces anciens lieux de villégiature.
De là nous sommes allés passer une journée à Dresde :
Depuis la réunification la ville est en plein chantier. Elle a subi des bombardements très violents en 1945 et a été détruite en grande partie. L’église au fond de la photo (église Notre Dame) était restée un tas de pierres et a été reconstruite depuis 1994.
Il reste encore des souvenirs de l’ancienne RDA :
Nous avons terminé la journée au Zwinger, palais baroque où nous avons visité la galerie de peinture des maîtres anciens et apprécié la cour du bâtiment.
Le bain des Nymphes
Nous avons ensuite été planter notre tente sous les pins, au bord du lac de Falkensee, dans la banlieue de Berlin. J’ai beaucoup aimé visiter cette ville immense au riche passé. A chaque instant on marche dans les pas de l’histoire et on en trouve des traces.
Le château de Charlottenburg. A l’intérieur, salles au décors baroques somptueux.
La porte de Brandebourg.
Le Reichstag.
Le mémorial de l’holocauste. Il y a en-dessous un musée extrêmement bien fait et intéressant.
Le Mur,
Check point Charlie,
et la Trabant.
Nous avons aussi été en excursion pour une journée à Postdam qui se trouve au sud-ouest de Berlin. Nous avons visité le château de Sans-Souci. Il est entouré d’un parc immense plein de merveilles rococo.
Vue de Sans-Souci.
Le pavillon chinois.
Détail du pavillon chinois. C’est tellement beau que j’ai eu du mal à m’en détacher.
Conclusion : jusqu’à présent je ne connaissais pas Berlin et ça ne me manquait pas. Maintenant que je sais tout ce que j’ai raté je ressens un petit sentiment de frustration. Je crois qu’il faudra y revenir pour une semaine complète.
En rentrant à la maison nous avons fait escale à Rothenburg (dans l’ouest du pays cette fois), charmante petite ville médiévale :
En février j’ai passé une semaine à Paris. Ce séjour a été pour moi l’occasion de visites et de découvertes. J’ai d’abord visité l’exposition « Six milliards d’autres », un projet de Yann Arthus-Bertrand et de l’association GoodPlanet. J’y étais le dernier jour, elle fermait le soir même.
Dans le cadre superbe du Grand Palais (que je ne connaissais pas) il y avait des yourtes dans lesquelles étaient diffusées des vidéos classées par thèmes.
Le Grand Palais
Des personnes du monde entier ont été invitées à s’exprimer sur divers sujets : la famille; l’amour; quels sont vos rêves; quelle a été votre plus grande épreuve; à votre avis, qu’y a-t-il après la mort ? … C’est souvent émouvant, parfois drôle, toujours intéressant. Cela m’a amenée à m’interroger sur ce que pouvaient être mes propres réponses à ces mêmes questions et j’ai trouvé que cela donnait des raisons d’espérer dans l’espèce humaine.
L’autre grande visite c’est celle du musée Albert Kahn à Boulogne. Albert Kahn (1860-1940) était un riche banquier qui a utilisé une partie de sa fortune à créer les « Archives de la planète ». Il a envoyé à travers le monde des photographes et des cameramen chargés de fixer les modes de vie de divers peuples. Ses photographes utilisent l’autochrome, procédé qui permet de photographier en couleur. Albert Kahn pensait que la connaissance des cultures étrangères encourage le respect et les relations pacifiques entre les peuples (une sorte de Yann Arthus-Bertrand de son temps mais en moins médiatisé).
Cette semaine sur Arte, et encore la semaine prochaine (du 2 au 5 mars 2009), il y a, à 18 heures 15, une série documentaire sur « Le monde d’Albert Kahn ». J’ai regardé les premiers épisodes, c’est passionnant. On y voit ces superbes photos couleur du début du 20° siècle. Ce sont à chaque fois les premières prises dans le pays et en même temps le témoignage d’un monde, d’un mode de vie qui va bientôt disparaître.
Le musée Albert Kahn propose actuellement une exposition « Infiniment Indes ». Je ne pouvais donc pas rater ça. Elle devait se terminer le 8 mars 2009 mais a été prolongée jusqu’à l’été. A partir de postes informatiques on peut aussi avoir accès aux collections permanentes du musée. Enfin le musée est installé dans ce qui fut la propriété d’Albert Kahn et est donc entouré des jardins qu’il s’était fait aménager : une (petite) forêt vosgienne (il était originaire du nord-est de la France), une roseraie, un palmarium, un jardin japonais.
Le jardin japonais
Un homme très bien cet Albert Kahn et un musée à sa mesure auquel il faudra revenir à chaque nouvelle exposition et puis aussi au printemps, en été, pour profiter des jardins en toutes saisons. Un dernier argument pour vous convaincre que cette visite vaut le coup : l’entrée ne coûte que 1 euro 50.
Et puis c’était des vacances à Paris alors repas au restaurant (passage Brady), visites à des amis, cinéma (l’étrange histoire de Benjamin Button), librairies et beaucoup de marche à pied dans cette belle ville.
En 1980-1982 Vikram Seth a vécu en Chine où il étudiait à l’université de Nan-King. En juillet 1981 il obtient un visa pour le Tibet dans des circonstances inattendues qui font intervenir la chanson principale du film indien des années 50, Awara. Voulant profiter de cette aubaine mais attendu pour l’été par sa famille en Inde, Vikram Seth décide alors de rentrer chez lui en stop, en passant par le Tibet.
Il suit une des principales routes utilisées pour le transport des marchandises et qui relie le Sin-K’iang au Tibet à travers l’ouest de la Chine. Il obtient une place auprès de routiers qui font le trajet régulièrement. Il y a Sui, le Han qui fume cigarette sur cigarette. Pour lui la route est un mode de vie. Il a tissé tout un réseau de connaissances sur son chemin, chez qui il s’arrête pour discuter, boire du thé ou fournir quelques marchandises à ces gens souvent éloignés de tout. Sui est accompagné de son neveu, un adolescent boudeur qui retourne chez ses parents. Et il y a Gyanseng, le Tibétain, pressé d’arriver à la maison. Pendant plusieurs jours les quatre hommes cohabitent, serrés les uns contre les autres dans la cabine. La route est rendue difficilement praticable par des inondations et le camion s’embourbe à plusieurs reprises.
Pendant son voyage Vikram Seth est frappé par le bon accueil qu’il reçoit généralement chez les autochtones. L’administration est très procédurière. Il faut faire tamponner son laisser-passer, avoir les bonnes autorisations et « le règlement, c’est le règlement » mais les fonctionnaires locaux sont aussi capables de se mettre en quatre pour lui faciliter les choses dès qu’apparaît une affinité partagée : un goût commun pour une chanson de Bollywood, une photo entraperçue de ses parents en costume traditionnel. Les étrangers, particulièrement quand ils voyagent seuls, sont peu nombreux dans cette région de la Chine à cette époque et les habitants ont le souci de laisser une bonne image de leur pays.
L’auteur séjourne quelques jours à Lhassa. Les traces sont encore visibles des temples détruits pendant la révolution culturelle. Il fait la connaissance d’une famille dont le père et un fils ont été emprisonnés pendant douze ans comme ennemis du peuple avant d’être réhabilités. Finalement il traverse à pieds par des petits chemins la frontière entre la Chine et le Népal, les crues ayant emporté le pont qui servait aux camions. Puis, après encore quelques jours à Katmandou, prend l’avion pour Delhi.
Depuis une petite semaine je suis de retour de vacances après deux semaines en République Tchèque. Voici quelques images de mon séjour là-bas :
Dans le Paradis Tchèque, au nord du pays. On se promène au pied mais aussi au-dessus de ces énormes blocs de roche. C’est du grès mais notre guide ne nous dit rien des processus géologiques qui ont permis la création de ce relief.
A Prague, dans la vieille ville et à l’ancien cimetière juif. Prague est une ville où on trouve une concentration de monuments historiques incroyable. Surtout beaucoup de constructions baroques. Et donc il y a aussi énormément de touristes.
Dans la Bohême méridionale, au sud du pays. A Cesky Krumlov nous avons visité un théâtre du 18° siècle conservé avec tous ses décors et mécanismes. Il n’en reste que quatre au monde.